Je me suis dit que pour me faire pardonner une longue absence, je pourrais bien changer un peu la tête du blog. Et c’est ce que j’ai fait : non seulement je n’ai changé QUE la bannière, mais tout ce qu’on y voit c’est… une tête. Mais pas n’importe laquelle ! C’est celle de Jin Akanishi, alias Bakanishi (“baka” signifie “idiot” en japonais), la plus belle tête que j’aie pu trouver mwahaha (j’ai pas eu à chercher bien loin, la même image est mon fond d’écran).
Sur ces sages paroles, je vais enfin admettre ce que j’ai toujours voulu dire mais je n’ai jamais trouvé les mots : je suis malade. Eh oui. On me dit que ce n’est pas grave, mais les symptômes, avec le temps, deviennent de plus en plus présents, et d’autres s’ajoutent, même. Ce n’est pas mortel, ni même dangereux pour la santé (physique en tout cas, j’ignore encore si les effets du côté mental sont à long terme), mais ça cause des effets assez étranges : rêvassage, joues qui deviennent soudainement rouges, soupirs d’imbécile heureuse… Le pire, c’est quand je me trouve en présence de quelqu’un qui a la même maladie : les effets sont doubles et s’y mêlent les crises de fou rire, conversation incessantes et échanges d’articles divers. Ceux qui ont compris de quoi je souffre doivent comprendre à quel point c’est difficile de vivre avec…
le fangirlisme.
Si vous croyiez que je parlais de la maladie d’amour, en ce moment, elle ne court pas, contrairement à ce que l’on dit dans la chanson.
J’ai exagéré les faits pour le bien du suspense, mais je suis bel et bien atteinte de fangirlisme (de l’anglais “fan girl”). Je fais des croix sur mon calendrier quand j’entends dire qu’un nouveau single de KAT-TUN sort (d’ailleurs, encore très exactement une semaine avant le nouveau single, Rescue, qui sort le 11… et aujourd’hui, le nouveau single d’Arashi est sorti), me couche à une heure du matin les lundis et mercredi pour écouter “Arashi no Shukudai-kun” et “Cartoon KAT-TUN”, qui passent à partir de minuit, et je programme des alarmes sur mon iPod, mon cellulaire, mon ordi et ma DS pour éviter de manquer “Shounen Club”, “Music Station”, “Hey! Hey! Hey!” et autres émissions musicales lorsqu’un des artistes que j’aime y passent.
C’est une maladie contagieuse, très contagieuse : au départ je n’étais pas affectée, mais dès que je me suis retrouvée assise à côté d’Ami en classe, ça a commencé. Elle-même est une fanatique invétérée de KAT-TUN et NewS. Devant moi, il y a Maya, fan d’Arashi, et tout près, Asuka, admiratrice des Hey! Say! JUMP. Forcément, à force d’être prise en plein milieu des conversations, j’ai eu envie de participer aussi, et c’est comme ça que ça a commencé en fait. Je me suis informée. J’ai regardé les émissions de télé dont elles parlaient, et j’ai instantanément accroché. J’ai lu les articles Wikipedia de diverses personnalités, avec l’intention de ne les lire qu’en diagonale, pour finalement les lire comme si c’était un roman d’Haruki Murakami. J’ai acheté des CDs. J’ai fait la promesse d’aller à un spectacle au Tokyo Dome en mai. Bref, vous voyez le portrait.
Je n’ai pas grand chose à dire sur le sujet à part que j’ai perdu tout intérêt pour ce qui peut se passer sur la scène musicale du Québec, chose très, très mauvaise.
Sinon, sur une note plus joyeuse, la chorale de l’école (composée de huit filles, dont moi) a gagné le concours préfectural à la mi-février, et nous nous entraînons présentement pour la compétition nationale, qui se tiendra à Fukushima les 19 et 20 mars. C’est beaucoup de pression, car toutes les préfectures sont représentées et bien qu’on soit très fortes, sans me lancer des fleurs, on aura beaucoup de compétition là-bas. Surtout que ce les chansons qu’on interprètera seront au nombre de trois, et ce sont des chansons très demandantes, surtout pour les sopranos (Misuzu, Natsuko, Mei et moi-même), parce qu’on a des notes terriblement aigües (c’est parfois pas très joli dans les répétitions haha). Généralement une fille de la chorale enregistre le son, afin qu’on puisse voir où sont nos faiblesses, et si c’est possible je vais lui demander l’enregistrement pour vous le faire entendre. Si ça vous intéresse bien sûr…
Sur ce… bah rien.
Maude